Mirtazapine et prise de poids : ce que vous devez vraiment savoir

Mirtazapine et prise de poids : ce que vous devez vraiment savoir
1 février 2026 14 Commentaires Léandre Moreau

Estimateur de prise de poids avec mirtazapine

Poids estimé à la fin du traitement : 0 kg

Conseils pour limiter la prise de poids

Voici des stratégies efficaces mentionnées dans l'article :

  • Commencez par une dose faible (7,5 mg) pour réduire le risque
  • Préférez une alimentation riche en protéines (1,2 à 1,6 g par kg de poids corporel)
  • Prenez le médicament le matin pour réduire les fringales
  • Pratiquez une activité physique régulière (marche de 30 minutes par jour)

Si vous prenez du mirtazapine, ou que votre médecin vous en a parlé, vous avez probablement entendu dire qu’il fait grossir. Ce n’est pas une rumeur. C’est une réalité clinique bien documentée. Mais ce n’est pas non plus une catastrophe. Ce que beaucoup ne disent pas, c’est que ce gain de poids n’est pas le même pour tout le monde, et qu’il peut même être utile dans certains cas. Alors, pourquoi ça arrive ? Est-ce que c’est inévitable ? Et surtout, que faire si vous voulez éviter de prendre plusieurs kilos en quelques semaines ?

Comment le mirtazapine fait grossir ? Ce n’est pas juste parce que vous mangez plus

Le mirtazapine agit sur plusieurs récepteurs dans le cerveau, mais c’est surtout son effet sur les récepteurs H1 de l’histamine qui explique la plupart des changements de poids. Ces récepteurs contrôlent la faim, le sommeil et même la façon dont votre corps utilise les calories. En les bloquant, le mirtazapine active une sensation de faim intense, surtout pour les aliments sucrés ou riches en glucides. Une étude de 2019 a montré que même quand les gens mangeaient la même quantité de nourriture que d’habitude, le mirtazapine augmentait leur envie de sucre de plus de 80 %. Et ce n’est pas seulement psychologique : le corps commence à stocker plus de graisse, même sans surconsommation.

En plus de ça, le mirtazapine diminue légèrement la dépense énergétique au repos. Votre corps brûle un peu moins de calories simplement en restant assis ou en dormant. Ce n’est pas énorme - entre 5 et 7 % - mais sur plusieurs mois, ça s’additionne. Et si vous avez déjà une tendance à stocker les graisses, ou si vous êtes sédentaire, ce petit changement peut faire une grande différence.

Le mirtazapine augmente aussi la libération d’insuline après les repas. Cela signifie que votre corps transforme plus rapidement les glucides en graisse plutôt que de les utiliser comme énergie. Une étude a montré une augmentation de 18,7 % de l’insuline après seulement 7 jours de traitement. Et même si vous ne prenez pas de poids, ces changements métaboliques peuvent déjà augmenter votre risque de résistance à l’insuline et de taux de triglycérides élevés.

Combien de poids gagne-t-on vraiment ? Les chiffres qui ne mentent pas

On entend dire que tout le monde prend 20, 30, voire 50 kilos sur mirtazapine. Ce sont des cas extrêmes, pas la norme. Selon les données cliniques, environ 25 % des patients prennent au moins 7 % de leur poids corporel - ce qui équivaut à 11 kilos pour une personne de 70 kg. Mais la majorité, près de 60 %, ne gagnent que 2 à 5 kilos sur 3 à 6 mois. Et certains ne gagnent presque rien.

Une étude du Journal of Clinical Psychiatry en 2017 a suivi 300 patients pendant 6 semaines. La moyenne de prise de poids était de 3,6 kilos. Un autre essai, plus long, a montré que la plupart du gain se produisait dans les 12 premières semaines. Après ça, le poids se stabilise souvent. Ce n’est pas une courbe qui monte indéfiniment. C’est un pic, puis un plateau.

Comparé aux autres antidépresseurs, le mirtazapine est l’un des plus propices à la prise de poids. Il arrive en deuxième position, juste derrière le paroxétine. Il fait bien plus grossir que la sertraline, l’escitalopram ou le bupropion - ce dernier, en revanche, fait même maigrir. Si vous avez déjà eu des problèmes de poids avec un autre antidépresseur, le mirtazapine n’est probablement pas le meilleur choix… sauf si vous avez besoin d’augmenter votre appétit.

Un outil précieux… pour certains patients

Le gain de poids n’est pas toujours un problème. Dans certains cas, c’est le but du traitement. Les patients atteints de cancer, de maladies chroniques ou d’anorexie mentale perdent souvent du poids de manière dangereuse. Le mirtazapine est utilisé en soins palliatifs pour stimuler l’appétit. Une étude publiée dans JAMA Oncology en 2024 a montré que chez les patients atteints de cancer, 30 mg de mirtazapine par jour augmentaient la consommation de protéines de 20 % et de matières grasses de 15 %. Certains ont gagné jusqu’à 12 kilos en huit semaines - ce qui leur a permis de mieux supporter la chimiothérapie.

Sur les forums de patients, on trouve des témoignages comme : « J’ai perdu 15 kg en 6 mois avec mon cancer. Le mirtazapine m’a redonné envie de manger. J’ai repris 12 kg et j’ai pu finir mon traitement. » Ce n’est pas un effet secondaire ici. C’est un effet thérapeutique.

Le mirtazapine est aussi utilisé chez les personnes âgées qui perdent de l’appétit naturellement avec l’âge. Dans ce contexte, un gain de poids modéré peut améliorer la qualité de vie, réduire les risques de fractures et éviter l’hospitalisation.

Deux patients contrastés : l'un maigre mangeant sainement, l'autre prenant du poids, sous l'effet du médicament.

Comment limiter la prise de poids sans arrêter le traitement ?

Si vous avez besoin du mirtazapine pour votre dépression, mais que vous ne voulez pas grossir, il y a des stratégies efficaces. La première, c’est la dose. Beaucoup pensent que plus la dose est élevée, plus l’effet sur l’appétit est fort. Ce n’est pas tout à fait vrai. Mais une étude de 2017 a montré que 7,5 mg par jour entraînaient 42 % moins de prise de poids que 30 mg. Si vous pouvez commencer à faible dose et augmenter progressivement, vous réduisez le risque.

Le moment de la prise compte aussi. Le mirtazapine est souvent pris le soir à cause de son effet sédatif. Mais prendre le médicament le matin peut réduire les envies de sucre en journée. Une étude en 2019 a montré que les patients qui prenaient leur dose le matin avaient moins de fringales l’après-midi. Ce n’est pas une règle absolue, mais c’est une piste à explorer avec votre médecin.

Le plus efficace, c’est l’alimentation. Une petite étude pilote en 2022 a montré que combiner le mirtazapine avec un régime riche en protéines (1,2 à 1,6 g par kg de poids corporel) réduisait la prise de poids de 63 %. En d’autres termes : si vous mangez plus de viande, d’œufs, de légumineuses et de produits laitiers, et moins de sucreries et de pain blanc, vous limitez fortement le stockage des graisses. Ce n’est pas une diète extrême - c’est juste une réorientation des choix alimentaires.

Et ne sous-estimez pas l’activité physique. Même une marche de 30 minutes par jour aide à contrer la baisse de dépense énergétique. Ce n’est pas pour perdre du poids - c’est pour maintenir votre métabolisme actif.

Que faire si vous avez déjà pris du poids ?

Si vous avez déjà gagné 5 ou 10 kilos, ne paniquez pas. Ce n’est pas une erreur. Ce n’est pas une faiblesse. C’est un effet connu d’un médicament puissant. La première chose à faire, c’est de ne pas arrêter le mirtazapine sans avis médical. La dépression peut revenir, souvent plus fort.

Parlez à votre médecin. Il peut vous proposer :

  • Une réduction de la dose, si votre dépression est bien contrôlée
  • Un changement vers un autre antidépresseur moins propice au gain de poids, comme le bupropion ou la sertraline
  • Un suivi nutritionnel avec un diététicien
  • Un bilan métabolique : glycémie, cholestérol, triglycérides, taux de leptine

Les autorités sanitaires recommandent de mesurer votre poids, votre tour de taille et votre pression artérielle avant de commencer le traitement, puis tous les mois pendant les 3 premiers mois. Après ça, tous les 3 à 6 mois. C’est un simple contrôle, mais il peut sauver votre santé à long terme.

Personne en jogging avec une boisson protéinée et une faible dose de mirtazapine, symbolisant une gestion du poids.

Le futur du mirtazapine : des versions moins “gourmandes”

Les laboratoires ne restent pas les bras croisés. Merck, le fabricant du mirtazapine, a déposé en 2023 un brevet pour une nouvelle version du médicament qui garde ses effets antidépresseurs tout en réduisant de 87 % son action sur les récepteurs H1. Ce serait une révolution : un mirtazapine sans prise de poids.

En parallèle, l’Institut national de la santé mentale aux États-Unis teste une combinaison de mirtazapine avec une faible dose de naltrexone - un médicament utilisé pour traiter les addictions. Les premiers résultats montrent une réduction de 54 % du gain de poids, sans affecter l’efficacité contre la dépression. Ce n’est pas encore disponible, mais ça arrive.

Le mirtazapine ne sera probablement plus le premier choix pour la dépression dans 10 ans. Son utilisation diminue déjà, passant de 4,7 % à 2,9 % des prescriptions prévues d’ici 2028. Mais il restera indispensable pour les patients qui ont besoin d’un stimulant d’appétit, pour les personnes âgées, ou pour ceux qui n’ont pas répondu à d’autres traitements.

En résumé : ce que vous devez retenir

  • Le mirtazapine cause bien une prise de poids chez 25 % des patients, souvent entre 2 et 5 kg, parfois plus.
  • Ce n’est pas juste une question de « manger plus » : le corps change sa façon de stocker les calories.
  • Il peut être bénéfique pour les personnes qui perdent du poids à cause d’une maladie.
  • Commencer à faible dose (7,5 mg) réduit fortement le risque.
  • Un régime riche en protéines peut réduire la prise de poids de 60 %.
  • Ne l’arrêtez pas sans avis médical, même si vous avez pris du poids.
  • Des versions améliorées sont en cours de développement.

Le mirtazapine n’est pas un médicament parfait. Mais il n’est pas non plus un piège. Il est puissant, complexe, et parfois nécessaire. Ce qui compte, c’est de le prendre avec les yeux ouverts - et avec un plan pour gérer ses effets.

Le mirtazapine fait-il grossir chez tout le monde ?

Non. Environ 25 % des patients prennent au moins 7 % de leur poids corporel, ce qui correspond à environ 5 à 10 kg pour une personne moyenne. La majorité ne gagne que 2 à 5 kg, et certains ne prennent presque pas de poids. Cela dépend de la génétique, de la dose, de l’alimentation et du mode de vie.

Est-ce que la prise de poids disparaît si on arrête le mirtazapine ?

Souvent, oui. Une fois le traitement arrêté, la faim intense diminue, et le métabolisme revient progressivement à la normale. Mais perdre les kilos gagnés demande souvent un effort alimentaire et physique. Ce n’est pas automatique. Il faut un plan pour perdre du poids, même après l’arrêt du médicament.

Pourquoi le mirtazapine fait-il plus grossir que les autres antidépresseurs ?

Parce qu’il bloque très fortement les récepteurs H1 de l’histamine - plus que tout autre antidépresseur courant. C’est ce blocage qui déclenche la faim, surtout pour les sucreries. Il agit aussi sur les récepteurs de la noradrénaline, ce qui diminue légèrement la dépense énergétique. Ces deux effets combinés sont rares chez les autres médicaments.

Est-ce que les petites doses (7,5 mg) font aussi grossir ?

Oui, mais beaucoup moins. Une étude a montré que 7,5 mg entraînent 42 % moins de prise de poids que 30 mg. Pour les patients qui ont besoin d’un effet sédatif ou d’un léger stimulant d’appétit, cette dose peut être suffisante sans entraîner un gain important.

Le mirtazapine est-il dangereux pour la santé à long terme à cause du gain de poids ?

Le risque principal n’est pas seulement le poids, mais les changements métaboliques qu’il provoque : augmentation des triglycérides, baisse du bon cholestérol (HDL), élévation de la glycémie à jeun. Ces facteurs augmentent le risque de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires, même si vous ne devenez pas obèse. C’est pourquoi un suivi régulier est essentiel.

14 Commentaires

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    Philippe Arnold

    février 2, 2026 AT 03:28

    Je suis passé par là avec le mirtazapine à 15 mg. J’ai pris 4 kg en 2 mois, mais j’ai réussi à les perdre avec juste une marche quotidienne et en évitant les snacks sucrés. C’est pas la fin du monde, c’est juste un défi à gérer.
    Le médicament m’a sauvé la vie mentalement, alors je préfère gérer le poids que retomber dans la dépression.

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    Marie-Claire Corminboeuf

    février 2, 2026 AT 18:36

    En fait, c’est pas le mirtazapine qui fait grossir… c’est le capitalisme alimentaire qui nous pousse à consommer des produits ultra-transformés quand notre cerveau est en mode survie. Le médicament n’est qu’un révélateur. La vraie question, c’est pourquoi on vit dans un système qui rend la santé mentale dépendante de l’obésité ?
    Je ne dis pas que c’est de la faute du médicament… mais de la société qui ne propose rien d’autre que du sucre pour apaiser l’anxiété.

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    Solomon Ahonsi

    février 3, 2026 AT 19:39

    Oh putain encore un article qui fait semblant d’être neutre. Le mirtazapine fait grossir, point. Toute cette blablabla sur les protéines et les marches, c’est du pipi de chat pour rassurer les gens qui veulent croire qu’ils peuvent tout contrôler.
    Si t’as un cerveau qui réagit comme ça à ce médicament, tu prends un autre truc. Fini les débats.

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    Paris Buttfield-Addison

    février 4, 2026 AT 08:17

    JE SUIS TOMBÉ À 45 KG AVEC UN CANCER ET LE MIRTAZAPINE M’A RÉPARÉ LA VIE !!
    JE SUIS À 72 KG MAINTENANT ET JE RIE TOUTE LA JOURNÉE !!
    LES GENS QUI DISENT QUE C’EST UN PROBLÈME N’ONT JAMAIS VU UN CORPS QUI S’EFFONDRE !
    JE TE DÉFIE DE ME DIRE QUE C’EST MAL DE GAGNER DES KILOS QUAND T’AS ÉTÉ À 35 % DE TA MASSE MUSCULAIRE !!
    ❤️💪😭

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    Da Costa Brice

    février 5, 2026 AT 13:08

    Je travaille en psychiatrie et je vois tous les jours des patients qui ont peur d’arrêter le mirtazapine parce qu’ils ont peur de perdre leur appétit. Et pourtant, certains ont déjà perdu 15 kg en 6 mois sans médicament.
    Le vrai problème, ce n’est pas le gain de poids… c’est qu’on ne parle jamais du contexte. Pour qui c’est une bénédiction ? Pour qui c’est un cauchemar ? Il faut personnaliser, pas généraliser.

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    Denise Sales

    février 6, 2026 AT 14:55

    je suis sur mirtazapine depuis 8 mois et j’ai pris 3,5 kg… j’ai juste arrêté les sodas et les pâtisseries et ça s’est arrêté. j’ai pas besoin de régime, juste d’un peu de conscience.
    merci pour l’article, ça m’a rassurée. j’ai peur de dire à mon psy que j’ai pris du poids, mais maintenant je sais que c’est normal. 😊

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    Fabien Papleux

    février 7, 2026 AT 13:10

    7,5 mg = moins de prise de poids. 30 mg = prise de poids. C’est pas compliqué. Pas besoin de protéines. Pas besoin de marche. Juste baisser la dose. Et si tu as besoin de plus, tu cherches un autre traitement. Point.
    Arrêtez de compliquer ce qui est simple. Le corps réagit. On adapte. Fin.

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    George Firican

    février 8, 2026 AT 21:50

    Il y a une profondeur éthique ici qu’on oublie souvent. Le mirtazapine ne fait pas grossir par malice, il fait grossir parce qu’il répare. Il répare la dépression, oui, mais aussi la perte d’appétit, la déshydratation, l’isolement alimentaire. La prise de poids est le prix payé pour réintégrer le monde des vivants. Ce n’est pas un effet secondaire… c’est un signe que le corps retrouve sa capacité à se nourrir. Et si on veut lutter contre ce signe, on risque de lutter contre la guérison elle-même.
    Je dis ça en tant que quelqu’un qui a passé deux ans à ne pas pouvoir manger, et qui, aujourd’hui, peut se lever le matin et avoir faim. C’est un miracle. Même si j’ai pris 11 kg.

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    Fabienne Blanchard

    février 9, 2026 AT 19:52

    Je trouve fascinant que la science ait maintenant des pistes pour désactiver l’effet sur les récepteurs H1 sans toucher à l’effet antidépresseur. C’est comme si on créait une version plus fine du médicament - pas une version « meilleure », mais plus nuancée. La psychopharmacologie évolue vers une personnalisation extrême. Et ça, c’est de l’avenir. J’espère que ça arrivera vite.

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    Tristan Vaessen

    février 11, 2026 AT 15:29

    Conformément aux recommandations de l’Agence nationale de sécurité du médicament, il est impératif de procéder à une évaluation anthropométrique avant la prescription, puis à des contrôles mensuels durant les trois premiers mois, suivis de contrôles trimestriels. Tout écart non documenté constitue une défaillance de la prise en charge médicale.
    Je vous invite à consulter le document CNGF-2023-045 pour plus de détails.

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    Nicole Resciniti

    février 13, 2026 AT 12:58

    Vous savez quoi ? Tous ces conseils sur les protéines et les marches… c’est du vent. Ce qui compte, c’est que le mirtazapine est un poison chimique qui transforme les gens en boules de gras. Et les médecins le prescrivent comme s’il s’agissait d’un bonbon. C’est immoral. Et les gens qui disent « c’est juste un effet secondaire »… ils n’ont jamais vu quelqu’un qui ne peut plus porter un jean. Ce n’est pas une « option ». C’est une mutilation.

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    martin de villers

    février 14, 2026 AT 02:53

    Je prends du mirtazapine depuis 2 ans. J’ai pris 18 kg. J’ai arrêté. J’ai perdu 12 en 6 mois. Je suis toujours dépressif. Alors je reprends. J’accepte d’être gros pour être vivant. 😎💔
    Et si vous avez un problème avec ça, allez vous faire voir.

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    Matt W

    février 15, 2026 AT 20:10

    Je suis en thérapie pour un trouble bipolaire et le mirtazapine m’a permis de manger pour la première fois en 5 ans. J’ai pris 15 kg. Je ne regrette pas un seul gramme.
    Si vous n’avez jamais été à l’agonie parce que vous ne pouviez pas avaler une cuillère de riz, vous n’avez pas le droit de juger.

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    Christine Pack

    février 16, 2026 AT 12:49

    Je suis étonnée que personne ne parle du fait que le mirtazapine est prescrit par des généralistes qui n’ont jamais lu un article scientifique sur la neuropharmacologie. Ce médicament est un « truc à mettre sur les patients » parce qu’il est bon marché et qu’il fait dormir. On ne traite pas la dépression… on la masque avec un effet sédatif et une prise de poids. C’est du bandage sur une amputation.

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